Chrononutrition : l’heure des repas a-t-elle une influence sur notre énergie et le sommeil ?
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L’heure à laquelle nous mangeons est-elle aussi importante que le contenu de nos assiettes ? Nos repas suivent en effet nos agendas. Or, selon la chrononutrition, leurs horaires, leurs régularités et leurs contenus interagissent avec notre rythme circadien. En fonction du moment choisi pour manger, cela pourrait influencer notre énergie et la qualité du sommeil.
Le petit-déjeuner donne-t-il l’heure à notre organisme ?
D’une manière générale, notre cerveau s’appuie sur la lumière pour synchroniser son horloge. Cependant, les aliments que nous mangeons vont aussi influencer notre horloge biologique. Cela est notamment le cas au niveau de nos organes digestifs. Le premier repas est celui qui annonce le début de la période d’alimentation.
Certe, retarder l’heure du petit-déjeuner n’est pas forcément problématique. Manger à 9 ou 10 heures peut convenir si cela suit le lever et reste régulier. Un petit-déjeuner healthy, qui associe protéines, fibres et glucides peu raffinés, permet ainsi d’avoir plus d’énergie tout au long de la matinée. Le but est avant tout de prendre des aliments de qualité. L’écueil serait plutôt de varier les horaires et de reporter l’essentiel de l’alimentation vers le soir.
Comment organiser ses repas sans vivre les yeux sur l’horloge ?
La régularité des repas ne signifie pas manger à la minute près. Néanmoins, en aménageant des plages prévisibles, on parvient à mieux coordonner alimentation et repos. Le “décalage alimentaire social” désigne le déplacement marqué des repas entre la semaine et le week-end.
Pour mettre en place un rythme réaliste, on peut mettre en place certains repères. C’est notamment le cas d’une plage pour le premier repas et une autre pour le dîner. On peut ensuite espacer les autres repas de la journée en fonction de son planning.
Planifier le menu de la semaine n’est pas toujours facile. Mais on peut trouver des idées de menu équilibré pour se préparer une journée type. Trois repas peuvent convenir. Sans appétit matinal, le premier peut être retardé. Lorsqu’une journée se termine tard, une collation structurée limite la faim excessive au dîner.

Dîner tard : le problème dépend surtout de l’heure du coucher
Un dîner tardif se définit par sa proximité avec le coucher, non par l’heure à laquelle on mange. En effet, dîner à 21 heures n’a pas le même impact avant un coucher à 22 h 30 ou à une heure du matin.
Quand on mange juste avant le coucher, la digestion se prolonge et cela peut accentuer un reflux. Des études ont ainsi montré qu’en éloignant l’heure du repas et celle du coucher, on profite d’un sommeil plus réparateur et moins fragmente.
De ce fait, on conseille d’espacer, de laisser deux à trois heures entre le dîner et le coucher. Le corps a ainsi le temps de digérer et de se préparer au repos. Manger tard le soir occasionnellement importe peu. Cependant, il ne faut pas en faire une habitude si on veut récupérer des efforts de la journée.




